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1. Contexte général :

L’actualité politique sénégalaise, déjà marquée par de multiples scandales, est aujourd’hui dominée par une possible tension entre le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, également président du parti Pastef. Cette situation intrigue et interroge, d’autant plus que Bassirou Diomaye Faye fut le candidat victorieux de la coalition « Diomaye Président », tandis qu’Ousmane Sonko est resté la figure politique dominante et le chef du parti qui a permis cette victoire.

2. Les signes d’une tension Politique plusieurs éléments ont alimenté les spéculations :

• Le silence inhabituel d’Ousmane Sonko depuis la désignation de Mme Mimi Touré pour conduire la réorganisation du mouvement « Diomaye Président » laissant la main son parti de réagir à travers une note. • L’éviction de Mme Aïda Mbodj, considérée comme une protégée et alliée du leader de Pastef. • Certaines déclarations jugées critiques à l’égard du Président, venant de Sonko ou de son entourage. • Des sorties de militants, de part et d’autre, renforçant la perception d’un malaise. Pour nombre d’observateurs, ces faits témoignent d’une tension potentielle entre les deux têtes de l’Exécutif.

3. Intérêt politique ou déstabilisation nationale ?

La question centrale demeure :ces tensions — réelles ou supposées — servent-elles l’intérêt national ? Pour certains Sénégalais, notamment les partisans convaincus d’Ousmane Sonko, une telle tension serait presque naturelle et même bénéfique au nom d’une certaine vision politique.Mais selon nous, cette crise ne profite en rien au pays. Le Sénégal traverse déjà une crise économique majeure, la plus grave de son histoire moderne. Pour la première fois, des décaissements du FMI ont été bloqués ou retardés de manière significative. Dans un tel contexte, toute instabilité politique au sommet de l’État ne peut qu’aggraver la situation.

4. La recomposition politique :

APTE, Diomaye Président et l’oppositionLa création de la nouvelle alliance politique de Pastef, APTE, et la restructuration parallèle de la coalition Diomaye Président montrent qu’un rééquilibrage interne est en cours. Cependant, ce repositionnement pourrait également renforcer l’opposition, si celle-ci parvient à proposer : • une vision claire, • une alternative crédible, • des solutions concrètes aux souffrances des Sénégalais. L’opposition ne pourra pas se contenter d’attendre une rupture entre Sonko et Diomaye ; elle devra construire une offre politique solide.

5. Une question d’engagement, de loyauté et de morale politique :

Certains évoquent des accusations de non-respect d’accords ou de trahison.Des rumeurs persistantes parlent d’un hypothétique accord prévoyant un départ anticipé du Président pour laisser la place à son Premier ministre, selon un mécanisme « démocratique ». D’après ces rumeurs, des leaders auraient même bâti leurs stratégies sur cette hypothèse, obtenant l’appui de députés de Pastef pour légitimer d’éventuelles candidatures.Toutefois, la réalité politique semble s’être imposée :si un tel accord a existé, il ne résiste plus aux exigences constitutionnelles et démocratiques.

6. Appel au Président de la République

Dans ce contexte, il est légitime d’interpeller le gardien de la Constitution, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. S’il le juge nécessaire — et nous estimons que c’est le cas — il devrait : Affirmer clairement qu’il accomplira son mandat jusqu’en 2029. Cette clarification est essentielle pour trois raisons :

1. Cohérence avec sa position sur la nécessité de stabilité nationale.

2. Rassurance des partenaires internationaux, notamment économiques et diplomatiques.

3. Mobilisation de la population autour des objectifs nationaux, en particulier ceux de l’Agenda 2050. À la fin de son mandat, il sera libre de faire ses choix en âme et conscience.

7. Préserver l’unité :

Sonko et Diomaye, un duo à sauverNous ne souhaitons pas une rupture entre Sonko et Diomaye.Dans toute démarche politique, l’éthique et la morale doivent guider les choix. L’histoire retiendra davantage ceux qui ont su préserver la discipline, le respect et la loyauté que ceux qui auront cédé aux ambitions personnelles. Entre un Sérère et un Diola, le poids de la parole donnée, de la morale et du respect mutuel est extrêmement élevé. Prenons-en garde. Pensons aux générations futures : qu’elles puissent raconter des leçons honorables et inspirantes. D’ailleurs, il semble qu’ils ont fumé le calumet de la paix depuis quelques jours.

8. Les défis du Sénégal : l’urgence d’agirLe Sénégal va mal

Le pays attend beaucoup de ses dirigeants. La marche vers l’émergence économique, amorcée sous Macky Sall, a été brutalement freinée.Plusieurs secteurs restent en attente de décisions fortes :

• infrastructures, • justice, • éducation, • santé, • lutte contre la cherté de la vie.Il est encore possible d’accorder au nouveau régime le bénéfice du doute.Mais au minimum, il faudrait achever ce qui a été commencé, car « kou yokoul danga wagni » — si tu ne dépasses pas quelqu’un, au moins égale-le.

9. Conclusion : place au travail, non aux polémiques

Nous invitons les responsables de ce régime à se concentrer sur les mesures productives, à éviter les débats stériles et à prouver leur capacité à gouverner.Si le régime réussit, il pourra espérer rester.S’il échoue, le peuple aura toujours le dernier mot.

Dr Aly Hann, Président Mouvement Politique et Citoyen Espoir Sénégal