Dans son rapport 2024, le département d’État américain souligne que, bien que la Constitution sénégalaise garantisse la liberté d’expression et de presse, des limitations continuent d’être imposées, notamment via des sanctions pour diffamation et outrage au chef de l’État.
Le document cite plusieurs arrestations en 2024, dont celle d’un opposant politique en juillet, relâché après avoir accusé le pouvoir de mensonge, ainsi que celle de l’ex-commissaire Cheikhna Keïta en septembre pour « diffusion de fausses nouvelles ». Amnesty International a dénoncé ces poursuites et appelé à réformer la loi.
Le rapport dénonce aussi des pressions contre la presse : plus de 25 journalistes agressés ou arrêtés lors des troubles de février, et des figures comme Kader Dia et Cheikh Yérim Seck interpellées pour leurs propos critiques. Tous deux ont été relâchés début octobre.
La chaîne privée Walfadjiri TV a vu sa licence révoquée en février pour avoir diffusé des images jugées subversives. Le rapport note également une influence excessive du gouvernement sur les médias publics, même si des voix indépendantes subsistent sans représailles majeures.
Enfin, des journalistes indépendants ont aussi été agressés par des militants politiques, comme Ngoné Diop et Maty Sarr Niang, empêchées de couvrir l’actualité liée à l’opposant Bougane Guèye Dany.
