Un atelier de partage consacré à la recertification des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale s’est tenu afin d’améliorer le ciblage et l’efficacité du programme. Les autorités sénégalaises, appuyées par leurs partenaires techniques et financiers, ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une protection sociale plus équitable et durable.

En prélude à cet atelier, le délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Matar Sène, a rappelé le caractère stratégique du programme des bourses de sécurité familiale. Il a souligné que la protection sociale figure parmi les priorités majeures des nouvelles autorités, conformément aux orientations du Référentiel Sénégal 2050.

Selon lui, l’objectif central du programme est de contribuer à la construction d’une nation plus juste, à travers la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales. Il a indiqué que l’extension du Registre national unique (RNU) à un million de ménages a permis l’enrôlement de près de 350 000 nouveaux ménages. Après une décennie de mise en œuvre, le programme est aujourd’hui devenu incontournable, avec plus de 355 000 familles bénéficiaires et un investissement annuel de l’État estimé à plus de 52,9 milliards de FCFA. Cette dynamique, a-t-il précisé, justifie la volonté des pouvoirs publics de renforcer le ciblage afin de garantir une répartition plus équitable des bourses au profit des couches les plus vulnérables.

Matar Sène a par ailleurs exprimé l’espoir que les travaux de cet atelier aboutissent à la mise en place de mécanismes de distribution plus clairs, transparents et efficaces. Dans le même sens, le représentant de la Présidence de la République a souligné que le programme est en parfaite adéquation avec le Référentiel Sénégal 2050 et les objectifs du projet de loi d’orientation sur la protection sociale. Il a assuré que les nouvelles autorités œuvrent activement à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables et attendent de cette rencontre des propositions concrètes pour renforcer l’efficacité du dispositif.

Partenaire clé du programme depuis 2013, la Banque mondiale a réitéré son soutien. Sa représentante, Stefani Brune-Lin, a indiqué que les bourses de sécurité familiale ont permis aux ménages vulnérables de générer des revenus et de préserver un certain équilibre familial. Elle s’est félicitée de l’accent mis sur les ménages les plus pauvres.

Elle a également précisé que l’appui de la Banque mondiale ne se limite pas à l’accompagnement financier, mais s’étend à la sensibilisation sur l’état civil, aux enjeux liés au changement climatique et au renforcement du capital humain. À travers cet atelier, l’institution souhaite voir émerger des stratégies pertinentes et durables pour une mise en œuvre plus efficace du programme.

De son côté, Marisa Foraci, représentante du groupe thématique pour la protection sociale de l’UNICEF, a qualifié le projet de recertification de pilier essentiel de la politique de protection sociale au Sénégal. Elle a réaffirmé l’engagement de l’UNICEF aux côtés de l’État pour accompagner la mise en œuvre efficace du programme et a exprimé l’espoir que les conclusions de l’atelier servent de cadre de référence pour la construction d’un système de protection sociale durable et inclusif.

Auteur : Ndoura Gobéya