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Introduction : la dure réalité du leadership politique
Être à la tête d’un gouvernement n’est jamais un exercice confortable. On hérite d’un pays avec ses crises, ses dettes, ses blocages institutionnels et ses fractures sociales. Mais le leadership politique ne se définit pas par la recherche de coupables. Il se mesure à la capacité d’apporter des solutions, même à des problèmes dont on n’est pas responsable.
Le Premier ministre Ousmane Sonko fait aujourd’hui face à cette réalité : il doit gérer des crises héritées, tout en incarnant le changement promis.

  1. Hériter de problèmes n’est pas une excuse
    La tentation est grande de rappeler l’héritage : dettes publiques massives, infrastructures inachevées, chômage endémique, inflation, système éducatif en crise. Mais la population ne veut pas d’un diagnostic répété. Elle attend des résultats. Dans le temps politique, expliquer sans agir finit toujours par affaiblir.
  2. Le vrai leadership : régler ce que d’autres ont laissé
    Un leader politique est jugé sur sa capacité à résoudre, pas à accuser. Les citoyens respectent celui qui :
    • Prend la responsabilité des problèmes, même s’il ne les a pas créés.
    • Apporte des solutions visibles et mesurables.
    • Inspire confiance, car il montre qu’il contrôle la situation.
    L’histoire retient rarement qui est le coupable initial. Elle retient celui qui a su rétablir la stabilité et relancer le pays.
  3. La posture à adopter
    Pour Ousmane Sonko et son gouvernement, trois leviers sont essentiels :
    1. Assumer l’héritage publiquement, mais sans s’y enfermer.
    2. Mettre en avant des plans de sortie de crise avec des étapes claires et des indicateurs de progrès.
    3. Communiquer sur les résultats obtenus, même partiels, pour restaurer la confiance des Sénégalais.

Conclusion : la marque des grands leaders
Le leadership politique, c’est accepter de porter le poids des crises anciennes. C’est sortir d’une logique de justification pour entrer dans une logique d’action. Les Sénégalais respecteront Ousmane Sonko et son gouvernement non pas parce qu’ils auront trouvé les coupables, mais parce qu’ils auront résolu des problèmes dont ils n’étaient pas à l’origine.
C’est ainsi que se construit l’autorité d’un chef et que s’écrit l’histoire d’un mandat.

Dr Seydou Bocoum Diplômé de la National Society of Leadership and Success (NSLS) 2014