À l’ouverture de la première Conférence régionale du Mécanisme intégré de stabilité des frontières (IBSM), mercredi à Dakar, la directrice régionale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Silvia Ekra, a appelé à un renforcement du dialogue et de la coopération entre les huit États membres de la plateforme.
« Il faut plus de coordination et de concertation entre les pays, non seulement au niveau national, mais surtout aux frontières », a-t-elle affirmé devant les représentants du Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
L’IBSM, lancé en 2023 à Abidjan, vise à améliorer la gouvernance des frontières en Afrique de l’Ouest. Il regroupe des acteurs étatiques, des agences onusiennes comme l’OIM, l’ONUDC, l’UNOCT, ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment l’Allemagne, les États-Unis et l’Italie.
Silvia Ekra a souligné l’importance d’un partenariat inclusif, associant États, partenaires financiers et communautés locales, pour mieux répondre aux défis sécuritaires : trafic d’armes et de drogues, traite des êtres humains, et absence de l’État dans certaines zones frontalières. Elle a aussi plaidé pour un renforcement des capacités des agents de terrain, basé sur les besoins exprimés par les États.
Parmi les perspectives, elle a annoncé la création prochaine d’un fonds commun pour soutenir les actions prioritaires, et le passage à la deuxième phase d’opérationnalisation du mécanisme, axée sur des actions concrètes menées aux côtés des forces de sécurité, des agents d’immigration et des instituts de formation.

