Le Sénégal abrite cette semaine à Dakar la 12e session ordinaire du Comité technique des experts (CTE) du Cadre permanent de coordination et de suivi de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) en Afrique de l’Ouest. Organisée par la Commission de la CEDEAO à travers son Centre de gestion des ressources en eau (CGRE), la rencontre réunit une cinquantaine d’acteurs issus des États membres, des institutions régionales et des partenaires techniques et financiers.
Une vision commune pour une gouvernance durable de l’eau
Selon Baboucar Mboundar Ngom, secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, cette rencontre témoigne de « l’engagement constant en faveur d’une gouvernance concertée et durable des ressources en eau partagées », dans un contexte de pression croissante due au changement climatique, à l’urbanisation rapide et aux enjeux de sécurité hydrique.
Le Sénégal, qualifié de pionnier en matière de GIRE, a adopté une stratégie nationale depuis 2004, actualisée pour la période 2018-2030. Cette démarche repose sur une gestion territoriale par bassins versants, déclinée en unités de gestion (UGP), sous-UGP et communes, chacune dotée de documents de référence et d’instances locales de gouvernance.
Vers une meilleure coordination régionale
La révision en cours du Code de l’eau au Sénégal vise à consolider cette dynamique, en assurant l’opérationnalisation complète du cadre juridique de la GIRE. Le représentant du ministre a lancé un appel à la synergie entre les acteurs régionaux pour atteindre l’ODD n°6, qui prône l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030.
Créé en 2001, le Cadre permanent de coordination GIRE de la CEDEAO incarne l’ambition d’une coopération transfrontalière renforcée. Il s’appuie sur les principes de Dublin (1992) : une approche intégrée, équitable et participative de la ressource en eau, conciliant impératifs humains, économiques et écologiques.

