Dirigé par Marieme Soda Ndiaye, le CSAR a fait face à une année marquée par des défis majeurs, notamment une transition de direction en juin 2024, la flambée des prix alimentaires et des tensions sur les marchés régionaux.

Plus de 2 600 tonnes de vivres distribuées

En réponse à ces difficultés, l’organisation a distribué 1 919 tonnes de vivres à 172 710 personnes lors de cérémonies religieuses, et 681 tonnes de riz à 6 810 ménages affectés par des chocs tels que les inondations ou les déplacements en Casamance. Au total, 2 600 tonnes de vivres ont été distribuées à 234 000 bénéficiaires.

Tensions sur les céréales et partenariats renforcés

Le rapport pointe une hausse de 10 % des prix du riz local et des tensions sur l’approvisionnement en céréales, aggravées par les restrictions à l’exportation dans les pays voisins. Au 6 janvier 2025, 544 250 kg de riz restaient disponibles dans les entrepôts.

Pour pallier ces tensions, le CSAR a collaboré avec l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA) de la CEDEAO pour constituer un stock de 1 668 tonnes.

Des défis structurels à relever

Le CSAR dispose de 71 magasins d’une capacité totale de 86 000 tonnes, dont plusieurs nécessitent une réhabilitation. Le rapport signale aussi des difficultés financières, avec un budget annuel de 2 milliards FCFA, dont 1,77 milliard exécuté, jugé insuffisant face aux besoins croissants.

Des partenariats ont été renforcés avec le PAM, la JICA et l’Arabie Saoudite, afin de diversifier les financements et faire face à la dépendance aux aides alimentaires externes.

Pour 2025, le CSAR ambitionne de diversifier ses sources de financement, de reconstituer le stock national de sécurité alimentaire et de renforcer ses capacités. Le rapport recommande également une augmentation des budgets, la modernisation des infrastructures, et le renouvellement du parc logistique pour une réponse plus efficace et durable aux crises alimentaires.