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Animateur de l’émission « Embouteillages », très suivie dans la capitale, Martinez Zogo avait été enlevé le 17 janvier 2023 avant d’être retrouvé mort cinq jours plus tard dans la banlieue de Soa. Le dossier, marqué par une enquête complexe et de nombreux renvois, entre désormais dans sa phase décisive : celle de la recherche de la vérité judiciaire.

Pour Me Calvin Job, avocat de la famille du journaliste, « les vraies questions » peuvent enfin être posées : « Qui a assassiné Martinez Zogo ? Qui a commandité cet acte, et pourquoi ? » L’avocat regrette toutefois l’absence des copies du dossier d’instruction, qui freine la pleine préparation de la défense.

Me Jacques Mbuny, qui défend le colonel Justin Danwe, accusé de complicité d’enlèvement et de torture, partage ce constat mais se félicite que le procès entre « dans le vif du sujet ».

Du côté de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), dont plusieurs membres sont mis en cause, Me Claude Assira appelle à une recherche collective de vérité afin d’éviter toute confusion entre responsabilité individuelle et mise en cause institutionnelle.

L’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, également accusé dans ce dossier très sensible, est défendu par Me Charles Tchoungang, ancien bâtonnier du Cameroun. Ce dernier se dit « serein » et voit dans l’ouverture des débats « le début de la libération » de son client.

Les premiers témoignages sont attendus dès cette semaine. Pendant ce temps, le corps de Martinez Zogo demeure toujours sous scellés à la morgue, signe d’un dossier encore lourd de zones d’ombre.

Avec RFI