Le Collectif CRDP-50 a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux récentes prises de position d’Aminata Touré, dite Mimi, et d’Abdourahmane Diouf, qu’il accuse de vouloir provoquer une fracture au sein de PASTEF-Les Patriotes. Dans un communiqué, le collectif estime que leurs démarches publiques « menacent la cohésion interne du parti » et pourraient « fragiliser la stabilité institutionnelle » du pays.

Selon le CRDP-50, ces attitudes surviennent alors que PASTEF, au pouvoir depuis l’adoption du Projet Vision 2050, cherche à consolider une gouvernance fondée sur « l’éthique, la justice sociale et la souveraineté nationale ». Le collectif affirme que les comportements pointés vont « à contre-courant » des principes de loyauté et de discipline du parti et vise­raient à « séparer le tandem » formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.

Le communiqué rappelle qu’Aminata Touré et Abdourahmane Diouf ont, selon le collectif, « toujours combattu Diomaye et Sonko », estimant de ce fait qu’ils « n’ont plus leur place » dans l’entourage du chef de l’État ni au sein du gouvernement.

Le CRDP-50 dit vouloir poursuivre son rôle d’alerte pour « préserver l’intégrité du Projet » et mettre en garde contre toute « tentative de manipulation ou de division interne ». Il appelle par ailleurs les militants et sympathisants à se mobiliser autour de la nouvelle coalition APTE.

Le collectif invite enfin Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye à maintenir une « alchimie » permettant de poursuivre l’action gouvernementale, tout en exhortant les membres du parti à rester « solidaires, vigilants et engagés » dans la construction d’un « Sénégal nouveau ».