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L’an II de Diomaye : du diagnostic à l’épreuve du terrain

L’heure n’est plus aux promesses de campagne, mais aux colonnes de chiffres. En dressant le bilan de l’année 2025, le président Bassirou Diomaye Faye a troqué l’habit du candidat pour celui du gestionnaire, livrant une lecture résolument optimiste d’une année qu’il qualifie lui-même de « moment de vérité ».

L’annonce est de taille : 342,5 milliards de francs CFA d’économies injectés directement dans le panier de la ménagère. Ce chiffre, impressionnant sur le papier, se veut la preuve tangible d’une rupture sociale réussie. En stabilisant le prix des denrées de première nécessité, l’exécutif a choisi de soigner l’urgence, celle d’un quotidien souvent asphyxiant pour les foyers sénégalais.

Mais au-delà du soulagement immédiat, c’est le signal industriel qui retient l’attention. La relance de la SONACOS, après deux ans de silence moteur, et les 2 300 emplois qu’elle porte, dessinent les contours d’une souveraineté économique tant réclamée. Avec une production céréalière record dépassant les 2,5 millions de tonnes, le Sénégal semble enfin vouloir parler le langage de l’autosuffisance, loin des slogans.

Pourtant, la réalité oblige à regarder aussi l’envers du décor. Si le président salue des « avancées concrètes », il reconnaît également des « déséquilibres profonds ». La méthode, faite de diagnostics et de transparence, est louable, mais elle place désormais la barre très haut pour 2026. L’enjeu de la nouvelle année ne sera plus seulement de « redresser » ou de « réparer », mais de transformer l’essai.

L’investissement massif de 25 milliards promis pour l’outil de production et l’accompagnement des PME seront les véritables juges de paix. Car si les chiffres rassurent les partenaires financiers, c’est la pérennité de ces emplois et la stabilité réelle des prix qui scelleront, ou non, le contrat de confiance avec le peuple.

Le cap est fixé, les résultats sont là. Reste maintenant à transformer ces victoires statistiques en une prospérité durable et partagée par tous.