Le rétablissement du droit de douane sur le riz brisé suscite l’indignation. Thierno Bocoum, leader politique et ancien député, dénonce une « incohérence structurelle » du gouvernement, estimant que cette décision pèse sur les ménages les plus modestes, au lieu de cibler les véritables sources d’inefficience budgétaire.
Plutôt que de taxer une denrée de base, il suggère au gouvernement d’exiger des importateurs qu’ils répercutent la baisse des prix mondiaux sur les tarifs locaux, tout en prolongeant la suspension des droits de douane jusqu’à stabilisation du marché.
« Le riz brisé, pilier de l’alimentation populaire, mérite mieux qu’un simple ajustement comptable », affirme-t-il, déplorant un choix politique qui préserve les privilèges d’État tout en faisant peser l’effort sur les plus précaires.

