À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal se positionne comme un acteur engagé de la transition écologique. Le gouvernement a lancé ce samedi une vaste campagne de reboisement visant à planter 100 000 arbres d’ici 2026, dans l’objectif de réduire l’empreinte écologique de cet événement sportif mondial.
L’initiative a été officiellement présentée sur la Voie de Dégagement Nord (VDN), un axe majeur de la capitale sénégalaise, par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, en collaboration avec le Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026 (COJOJ), représenté par son coordonnateur, Ibrahima Wade.
« Nous voulons faire des JOJ Dakar 2026 des jeux verts, durables et résilients », a déclaré le ministre, soulignant les impacts environnementaux souvent liés aux grands rassemblements internationaux : émissions de CO₂, production de déchets, consommation massive de ressources et pressions sur les infrastructures locales.
Au-delà d’une simple opération symbolique, cette démarche s’inscrit dans une stratégie de compensation carbone et de restauration des écosystèmes urbains, en partenariat avec des acteurs publics et municipaux, dont la mairie de Mermoz-Sicap, la Direction des eaux et forêts, la SONAGED et l’Agéroute.
Le coordonnateur du COJOJ, Ibrahima Wade, a salué le soutien institutionnel qui a permis de concrétiser cette initiative. Il appelle désormais à une mobilisation collective du mouvement sportif. « Si chaque athlète, chaque spectateur, chaque officiel plante un arbre lors des JOJ, nous pourrons transformer cet événement en levier de sensibilisation environnementale à grande échelle», a-t-il déclaré.
Dakar 2026, qui se tiendra du 31 octobre au 13 novembre 2026, marquera la première édition olympique sur le sol africain. Le Sénégal entend ainsi faire de cet événement bien plus qu’une célébration du sport : un modèle de durabilité pour les futures grandes compétitions internationales.
Le reboisement ne se limitera pas à la capitale. Le ministère de l’Environnement prévoit d’étendre la campagne à d’autres régions du pays, renforçant ainsi la résilience climatique des territoires tout en associant les communautés locales à une dynamique de développement durable.

