Au terme d’une mission de 72 heures au Burkina Faso, le Directeur Afrique des Nations Unies, Yacoub Ali El Hillo, a été reçu ce mercredi par le Premier ministre burkinabè. Cette visite marque une tentative de réouverture du dialogue entre l’ONU et les autorités burkinabè, après l’expulsion controversée de la Coordonnatrice résidente, Carol Flore-Smereczniak, accusée par le gouvernement d’avoir diffusé un rapport « mensonger » sur la situation des enfants.
Le chef de la délégation onusienne a qualifié la rencontre de « très cordiale », tout en soulignant avoir eu des discussions « franches et constructives » avec les autorités, l’équipe-pays des Nations Unies et d’autres partenaires internationaux. Il a réaffirmé le respect total de la souveraineté du Burkina Faso par l’Organisation, tout en réitérant l’engagement de l’ONU à maintenir un partenariat actif pour accompagner les efforts de développement et de résilience du pays.
« Ce partenariat est solide et se renforce, malgré ce moment exceptionnel que nous regrettons, mais dont nous respectons pleinement la décision souveraine du Gouvernement », a déclaré Yacoub El Hillo.
De son côté, le Premier ministre burkinabè a exprimé la volonté de son gouvernement de poursuivre la collaboration avec les Nations Unies, dans un esprit de transparence et de respect mutuel. Il a toutefois insisté sur la position ferme du pays dans sa lutte pour la souveraineté et contre toute tentative de légitimation du terrorisme.
Cette visite intervient dans un contexte diplomatique tendu, mais laisse entrevoir une volonté partagée de préserver les liens entre le Burkina Faso et les Nations Unies.

