Réunis à Bamako ce 23 août 2025, les ministres de l’Observatoire des Fonctions publiques africaines (OFPA) examinent les rapports d’activité et financier 2019–2024, désignent un nouveau secrétaire exécutif et définissent une feuille de route axée sur la modernisation, la digitalisation et la relance de l’organisation. 

La 12e Conférence des ministres de l’Observatoire des Fonctions publiques africaines (OFPA) se tient à Bamako ce samedi 23 août 2025, après deux jours de travaux préparatoires des experts les 21 et 22 août. L’agenda validé en amont prévoit l’examen et l’adoption du rapport d’activités 2019–2024, du rapport financier 2019–2024, la présentation de l’état des contributions des États membres, le recrutement du secrétaire exécutif, l’adoption des actes de la conférence, ainsi qu’une réflexion stratégique sur la transformation de l’OFPA en centre de formation dédié au renforcement des capacités des administrations publiques.

Créé le 5 novembre 1991 à Cotonou (Bénin), l’OFPA est une organisation intergouvernementale qui regroupe 26 pays. Sa mission, telle que rappelée par plusieurs délégations, est de contribuer aux réflexions sur l’évolution du rôle de l’État en Afrique, dans le respect des principes de gouvernance, de démocratie, de l’État de droit et des droits humains, tout en accompagnant la modernisation des administrations.

À Bamako, les participants mettront l’accent sur des objectifs opérationnels et mesurables. Lesquels visent à assainir la situation financière de l’organisation par une clarification des contributions, arrêter un budget 2025–2026 à la hauteur des priorités, pourvoir la direction exécutive afin de stabiliser la gouvernance et outiller les fonctions publiques à travers un dispositif de formation mutualisé. Les autorités et délégations soulignent également le défi transversal de la digitalisation des services publics pour améliorer la qualité du service rendu, renforcer la transparence et la redevabilité.

Les travaux préparatoires ont aussi rappelé des contraintes structurelles qui freinent l’OFPA, parmi lesquelles le non-paiement des cotisations par certains membres, l’irrégularité des sessions statutaires et l’affaiblissement du secrétariat exécutif. À ce titre, la rencontre de Bamako est présentée comme un moment de « relance » de l’organisation, avec l’ambition d’aligner décisions budgétaires, calendrier statutaire et feuille de route exécutive.

La tenue de la conférence au Mali s’inscrit dans une séquence engagée depuis la réunion des experts et s’appuie sur une mobilisation régionale annoncée en amont par plusieurs gouvernements. Les autorités burkinabè avaient confirmé la réunion des experts à Bamako le 22 août et l’ouverture de la session ministérielle le 23 août, conduites par leurs représentants officiels. Cette communication officielle détaille en outre les documents soumis à validation, dont les rapports d’activité et financier, ainsi que les actes à adopter.

L’enjeu principal de cette 12e édition est double à savoir d’une part, réaffirmer le rôle de l’OFPA comme plateforme technique panafricaine de suivi, de comparaison et d’appui aux réformes de la fonction publique ; d’autre part, convertir les décisions de Bamako en résultats vérifiables dans les administrations nationales, qu’il s’agisse de formation, de numérisation des procédures, de respect des normes de gestion ou de continuité des services.

APA