Source : RFI

En Afrique du Sud, le 11 mai au soir, à l’aéroport international d’OR Tambo à Johannesburg, les agriculteurs blancs afrikaners et leurs familles n’ont pas souhaité partager leurs sentiments à quelques heures du départ. Ils ont embarqué à bord d’un vol affrété par les États-Unis, pour un voyage qui se veut sans retour.

Ces 49 Sud-Africains sont désormais des réfugiés. Un statut qu’ils doivent à Donald Trump. Après avoir gelé le programme d’asile aux États-Unis, le président américain avait émis en février une exception, pour les fermiers blancs sud-africains, qu’il estime victimes de « discriminations injustes » dans leur pays. Ces derniers ont même bénéficié d’un traitement de faveur, avec ce premier groupe déjà en route pour les États-Unis, seulement trois mois après l’annonce de Donald Trump, alors qu’en temps normal la procédure peut prendre des années.

De son côté, le gouvernement sud-africain, qui ne cesse de dénoncer des allégations de discriminations « infondées », n’a cependant pas cherché à s’opposer au départ de ces familles, et a facilité un passage à l’aéroport sans encombres.