Parmi eux, l’OIM recense 12 170 hommes, 1 295 femmes et 453 enfants, soulignant la vulnérabilité accrue de ceux qui tentent de fuir les conflits, la pauvreté ou les persécutions via la route migratoire de la Méditerranée centrale. Ces chiffres illustrent la persistence d’une pression migratoire intense, mais aussi les limites du système actuel de protection des migrants.

L’organisation rappelle une fois de plus que la Libye ne peut être considérée comme un port sûr, en raison des violations généralisées des droits humains, des violences et des détentions arbitraires que subissent de nombreux migrants sur place.

Dans ce contexte, l’OIM poursuit ses efforts de retour humanitaire volontaire. Jeudi, l’agence a organisé un vol depuis Benghazi (est de la Libye) vers Dhaka, capitale du Bangladesh, permettant à 158 migrants de rentrer dans leur pays d’origine.

Ces retours s’inscrivent dans le cadre du programme européen de protection et de réintégration des migrants en Afrique du Nord. L’OIM précise que ces opérations incluent un accompagnement à la réintégration, afin d’éviter les risques de rémigration forcée. Le Bangladesh demeure l’un des principaux pays d’origine des migrants bloqués en Libye.

Depuis une décennie, plus de 100 000 migrants ont été rapatriés de Libye vers leur pays d’origine grâce à ce type d’assistance. Toutefois, environ 800 000 personnes, en majorité originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, restent encore sur le territoire libyen, souvent dans des conditions extrêmement précaires.