Le ministère des Finances et du Budget a rendu public son rapport d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025, livrant une analyse détaillée de la situation des finances publiques à mi-parcours de l’année. Sur fond de croissance économique soutenue et de mobilisation efficace des ressources, le rapport met également en lumière des défis persistants dans certains secteurs clés.
Malgré un contexte international contrasté, ralentissement aux États-Unis, reprise modérée en zone euro, rebond en Chine, l’économie sénégalaise progresse vigoureusement, avec un PIB réel en hausse de 12,1 % au premier trimestre 2025, principalement grâce à la montée en puissance de la production pétrolière. Cette performance alimente des prévisions optimistes pour le second semestre.
Au 30 juin 2025, les ressources du budget général s’élèvent à 4 474,1 milliards FCFA, soit 43,1 % des prévisions annuelles fixées à 10 384,5 milliards FCFA. Les recettes budgétaires, quant à elles, atteignent 2 226,3 milliards, représentant 47,7 % du total attendu.
Les impôts directs ont cumulé 60,3 % de réalisation et les impôt sur les sociétés : 392,3 milliards FCFA.
Impôts indirects : 1 074,2 milliards FCFA
Recettes non fiscales : 116,6 milliards FCFA (41,2 % de réalisation)
Dons budgétaires : seulement 19,3 milliards FCFA, soit 8 % des prévisions, marquant une forte sous-performance.
Les dépenses du budget général atteignent 2 814,6 milliards FCFA, soit 41,9 % des prévisions annuelles. Ce chiffre masque toutefois une exécution contrastée :
Dépenses de fonctionnement : 2 232,7 milliards FCFA (50,4 %)
Transferts courants : 844,9 milliards FCFA
Masse salariale : 724,1 milliards FCFA (+3,3 % en glissement annuel)
Dépenses en capital : 581,9 milliards FCFA (30,1 %)
Ressources internes : 186,6 milliards FCFA (31,8 %)
Ressources externes (hors rétrocessions) : 395,3 milliards FCFA.
Le déficit budgétaire s’établit à 588,3 milliards FCFA, soit 34,7 % de l’objectif annuel (1 695,9 milliards). Il est entièrement couvert par une mobilisation de 2 247,8 milliards FCFA de financements :
Marchés bancaires et financiers : 1 677 milliards FCFA
Rapport de couverture : 1,08, traduisant une capacité de financement excédentaire
Les charges de trésorerie ont également été honorées :
Amortissement de la dette : 1 331,2 milliards FCFA
Apurement des arriérés extérieurs : 138,6 milliards FCFA
Le Fonds National de Retraite (FNR) affiche un solde positif de 13,2 milliards FCFA, grâce à une augmentation du nombre de cotisants.
En revanche, le secteur parapublic souffre d’une faible exécution budgétaire :
Seuls 435,6 milliards FCFA ont été engagés sur un budget de 1 458,9 milliards, soit 29,9 %.
L’encours de la dette parapublique reste élevé, à 820,3 milliards FCFA, dominée par des dettes bancaires.

