L’intervention des forces de l’ordre a été déclenchée à la suite d’un renseignement faisant état de l’arrivée d’une cinquantaine de jeunes filles nigérianes, suspectées de se livrer à la prostitution dans cette localité.

L’enquête a révélé que les femmes étaient hébergées dans trois maisons appartenant au suspect, contre le paiement d’un loyer journalier de 2 000 FCFA par personne. Lors de l’interpellation, 34 jeunes filles ont été retrouvées sur les lieux, toutes originaires du Nigeria, dont une mineure.

Le mis en cause a reconnu avoir aménagé environ 90 chambres, réparties dans ses trois propriétés, exclusivement mises à la disposition de prostituées, et ce, sans disposer d’aucune autorisation administrative.

À l’issue de la garde à vue, l’homme a été déféré le 12 août 2025 devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kédougou. Il devra répondre des faits de proxénétisme aggravé, de trafic présumé de migrants, et de mise en danger de mineure.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les réseaux de traite et d’exploitation sexuelle transnationale opérant dans certaines zones frontalières du Sénégal, et souligne l’importance des actions de surveillance et de répression menées par la DNLT.