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Le Magal, exemple de vitalité économique…

Par Mamadou Lamine DIATTA

Tout le monde se plaint de la morosité économique ambiante dans ce pays pauvre dont l’endettement massif frise les 120% du Pib à en croire les dernières estimations. Le Sénégal manquerait autant de liquidités au point de solliciter avec insistance le FMI, la France, la Chine et récemment la Turquie 20 ème économie mondiale.
Mais les statistiques de l’édition 2025 du Grand Magal de Touba démontrent à suffisance l’énorme potentiel de notre pays avec notamment ce chiffre- record de 6,5 millions de pèlerins, autrement dit une hausse de 12% par rapport à l’année dernière.
Certes le Magal reste strictement un événement religieux annuel mais cette mobilisation exceptionnelle aboutissant à une forte concentration humaine devrait être mise à profit par les pouvoirs publics pour voir comment mieux capter et capitaliser cette énorme manne financière qui circule avant, pendant et après le Magal sur au moins une dizaine de jours.

Tout de même, il faudrait vivement encourager et motiver davantage l’Economiste Moubarak Lo et son équipe pour le travail titanesque abattu depuis quelques années afin d’évaluer avec une approche scientifique et disruptive l’impact économique de cet évènement religieux qui dépasse annuellement toutes les prévisions. Au final, on se rend compte que pour l’édition dont les lampions viennent de s’éteindre, un chiffre d’affaires de plus de 300 milliards cfa à été réalisé. Question existentielle : A qui profite essentiellement cette masse monétaire ? Aux acteurs de l’économie nationale surtout de cette économie réelle incarnée par tous ces concitoyens qui animent au quotidien la micro- économie. Il s’agit notamment de toutes les activités vitales génératrices de revenus. On pense notamment au secteur dynamique des transports sans oublier tous ces acteurs qui participent à la circulation massive de produits alimentaires, les éleveurs également de même que ces gens de l’informel qui s’activent dans les nombreuses transactions commerciales.
Il est donc évident que le Magal contribue à booster l’économie du pays et même de la sous-région.
L’étude de Moubarak Lo informe d’ailleurs que les 33 milliards cfa générés en deux semaines de la période Magal représentent pratiquement 70% du chiffre d’affaires des éleveurs qui se frottent ainsi les mains.
Faudrait-il le rappeler, le Magal est largement accompagné par un autofinancement qui est l’œuvre des Mourides d’ici et de la Diaspora.
Cette forte capacité de mobilisation des fonds en un temps record fait de Touba 2eme ville économique du pays un modèle unique au monde.

À titre de comparaison, l’on pourrait convoquer l’exemple du pèlerinage à la Mecque (Hajj) dont l’édition de cette année a mobilisé 1.673.000 pèlerins venus des quatre coins de la planète.
L’Islam n’a jamais interdit le Business Halal. Au contraire. Dans cette Arabie Saoudite, pays de référence des Musulmans, le pèlerinage à la Mecque est considéré comme la deuxième source de revenus du Royaume après le pétrole. Ce pèlerinage rapporte annuellement plus de 10 milliards de dollars au royaume, environ 5600 milliards de fcfa, pas loin du budget du Sénégal.
Au regard de la vitalité économique de Touba, l’idée c’est d’inciter l’État à mesurer les enjeux du tourisme religieux afin d’exploiter les immenses potentialités identifiées ici et là, au-delà de la dynamique cité religieuse de Touba.