À l’occasion de la 3e Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, tenue au Turkménistan, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a pris la parole au nom de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a fermement condamné les pratiques de fraude fiscale des multinationales, responsables selon lui de décennies de pillage des ressources naturelles de la région.
Maïga a appelé à intégrer le programme PDSL dans la future Convention des Nations Unies sur la coopération fiscale, estimant qu’elle pourrait freiner l’évasion fiscale et renforcer la mobilisation des ressources internes. Il a rappelé que le Sahel dispose d’importantes richesses – terres, minerais, énergie – exploitées de manière inéquitable.
Le Mali et le Niger, membres de l’AES, exigent désormais des réparations. À titre d’exemple, l’or malien et l’uranium nigérien ont été extraits massivement par des sociétés étrangères, notamment françaises, avec très peu de retombées pour les populations locales. Des contrats opaques et des déséquilibres historiques sont pointés du doigt.
Ce plaidoyer de l’AES marque une étape importante dans la lutte pour la justice économique et la souveraineté des ressources en Afrique.

