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Contactée pour clarification, la Direction du Commerce intérieur est restée silencieuse. Ce flou alimente les inquiétudes chez les consommateurs, déjà éprouvés par un contexte économique difficile.

Cependant, les importateurs se veulent rassurants. Moustapha Lô, nouveau président de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois Jappo), assure que cette décision, si elle entre en vigueur, n’aura aucun impact sur les prix du riz.

« Cette mesure n’aura aucun impact sur les prix du riz », affirme M. Lô, grand importateur de la denrée, contacté par Seneweb.

Il explique que le prix du kilogramme de riz ordinaire a été fixé à 350 francs CFA par les autorités. Le riz concerné provient essentiellement du Pakistan et de l’Inde, deux des principaux fournisseurs du marché sénégalais. D’après Moustapha Lô, les grossistes achètent actuellement le riz pakistanais à 280 francs CFA et le riz indien à 290 francs CFA le kilo. À ce tarif, les marges restent confortables même en maintenant le prix de vente au consommateur à 350 francs CFA.

« Le commerçant s’en sort largement bien en vendant à 350 francs CFA. Donc il n’y aura aucune hausse », précise-t-il.

Sur le fond, Moustapha Lô estime que l’État n’a pas tort de vouloir rétablir cette taxe. Selon lui, l’exonération avait été instaurée à une période où les prix mondiaux du riz étaient particulièrement élevés, dans le but de soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Or, la conjoncture a changé, avec une baisse des cours internationaux du riz.

« Aujourd’hui, avec la baisse des prix du riz, il est normal que l’État puisse rétablir la taxe provisoirement », conclut-il.

En attendant une communication officielle du gouvernement, les consommateurs peuvent donc souffler : aucune hausse du prix du riz n’est à prévoir pour le moment, malgré les rumeurs.