Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a adopté un ton résolument ferme ce jeudi, annonçant une politique de tolérance zéro face aux critiques qu’il estime excessives à son encontre. Visiblement irrité par ce qu’il qualifie d’attaques répétées et injustifiées, Sonko a promis de ne plus laisser passer aucun écart, avertissant aussi bien la presse que certains membres de la société civile.
« Quiconque pense que nous allons rester passifs face à ces agissements se trompe lourdement », a-t-il martelé, dans un discours au ton sans ambiguïté.
Le chef du gouvernement a dénoncé un climat médiatique délétère, affirmant qu’en tant que Premier ministre, père de famille, mari et représentant du Sénégal à l’international, il ne saurait tolérer des propos jugés offensants. Il a notamment accusé une partie de la société civile de duplicité, allant jusqu’à qualifier certains de ses membres de « fumiers », en dénonçant ce qu’il perçoit comme de l’hypocrisie et de la manipulation.
Dans la foulée, Sonko a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à prendre des mesures pour encadrer davantage les dérives médiatiques. À défaut d’une réponse institutionnelle, il se dit prêt à agir de manière autonome.
« Même dans les démocraties les plus avancées, ce genre de dérives ne serait jamais toléré », a-t-il insisté, dénonçant l’attitude de certains médias qu’il accuse de semer la confusion et de nuire à la stabilité du pays.

