Au Kenya, les autorités ont verrouillé la ville de Nairobi – des routes bloquées et déploiement massif des forces de sécurité – pour empêcher les rassemblements commémorant les 35 ans de Saba Saba : le 7 juillet 1990, date à laquelle les Kényans se sont soulevés pour exiger le retour à la démocratie, sous la présidence de Daniel arap Moi.
Ce lundi 7 juillet se déroule sous haute tension au Kenya. Des appels à manifester contre le pouvoir et les brutalités policières sont lancés, alors que le pays commémore la Journée Saba Saba (« sept, sept » en swahili, pour le 7 juillet), les manifestations de 1990 qui demandaient le retour du multipartisme et de la démocratie.
Des affrontements sporadiques ont éclaté ce midi à Nairobi entre deux jeunes manifestants et la police anti-émeute sur l’une des artères principales de la capitale, alors que quelques centaines de manifestants tentaient de progresser.
Mais pour le reste, Nairobi est restée quasiment déserte jusqu’à présent. Il faut dire que le déploiement des forces de sécurité est massif, avec de nombreux barrages routiers, ce qui rend difficile l’accès aux lieux où convergent habituellement les manifestants.
La Journée Saba Saba est célébrée tous les 7 juillet, mais cette année, la symbolique est particulière et les appels à se mobiliser ont été nombreux sur les réseaux sociaux, car elle intervient après une série de manifestations violemment réprimées en juin, qui se sont soldées par des dizaines de morts. Et alors que ce dimanche 6 juillet, un gang armé a attaqué le siège de la Commission kényane des droits de l’homme, où se tenait justement une conférence de presse pour appeler à la fin des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires.
Selon des médias kényans, de petits rassemblements ont également eu lieu en périphérie de Nairobi et dans plusieurs autres villes du pays.
Source : RFI
