Dans une lettre ouverte, le Collectif des coordonnateurs des Maisons de Justice non intégrés alerte sur la précarité qui touche 24 d’entre eux, laissés hors de la Fonction publique malgré plusieurs années de service.
Créé pour rapprocher la justice des citoyens et désengorger les tribunaux, le dispositif repose largement sur ces juristes. Mais seuls 9 coordonnateurs sur 33 ont été régularisés depuis 2013. Les autres signalent l’absence de contrat, de couverture sociale, de retraite, de droits bancaires et de perspectives de carrière, alors qu’ils sont tous titulaires d’une maîtrise ou d’un master en droit.
Le Collectif dénonce un traitement “inégalitaire” au sein même du ministère de la Justice, alors que leurs collègues intégrés bénéficient de salaires supérieurs, d’avantages sociaux et d’une réelle stabilité professionnelle.
Face au contraste avec d’autres secteurs où des régularisations sont en cours, les coordonnateurs appellent les autorités à réparer une situation qu’ils jugent injuste et à reconnaître leur rôle essentiel dans la justice de proximité.

