Les délégués du personnel de la Compagnie de Bâtiment et de Travaux Publics (CDE) ont lancé un cri d’alarme ce mardi à Dakar, demandant au gouvernement sénégalais d’intervenir pour sauver l’entreprise. Selon eux, l’avenir de la CDE est en péril en raison des créances impayées de l’État et d’une baisse d’activités significative.
Le porte-parole des délégués, Souleymane Abdoulaye Demba, a mis en lumière la gravité de la situation, soulignant que « sauver CDE, c’est sauver des milliers d’emplois ». L’entreprise, qui emploie plus de 2000 personnes, est confrontée à des difficultés financières majeures, notamment des arriérés de salaires qui s’accumulent depuis plusieurs mois. Les travailleurs exhortent les autorités à prendre conscience de l’urgence de régler la dette due aux entreprises du secteur.
Outre le problème de la dette, les délégués du personnel ont dénoncé la préférence accordée aux entreprises étrangères (chinoises, turques, tunisiennes, marocaines) au détriment des sociétés locales comme la CDE. Ils estiment que la sauvegarde des emplois et le développement de l’entreprise dépendent de l’application d’une préférence nationale dans l’attribution des chantiers.
En conclusion, l’urgence, pour les délégués du personnel, n’est pas seulement d’obtenir le paiement des dettes, mais surtout d’avoir de nouveaux chantiers pour que la CDE puisse relancer ses activités et garantir son avenir.


