Près de six tonnes de cocaïne ont été récemment saisies au large de l’Afrique de l’Ouest, une opération qui confirme l’importance croissante de la région en tant que point de transit majeur sur la route du narcotrafic vers l’Europe. Une alliance entre des réseaux criminels des Balkans et le puissant cartel brésilien PCC exploite la proximité géographique et les infrastructures portuaires en expansion pour acheminer massivement les stupéfiants.
Selon un rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), cette situation est rendue possible par la faiblesse persistante des contrôles et des dispositifs de surveillance dans la région. Les réseaux s’adaptent, professionnalisent leurs méthodes et changent constamment d’itinéraires pour contourner les forces de l’ordre.
Cette dynamique met en évidence la vulnérabilité des États ouest-africains face à des trafics transnationaux de plus en plus sophistiqués. Pour le rapport, un renforcement de la coopération régionale et internationale est la seule solution pour faire face à ce phénomène.
La sécurisation des ports et le renforcement des capacités des forces de contrôle deviennent des enjeux essentiels pour endiguer ce commerce illicite. Il est urgent de limiter l’essor du trafic de drogue pour protéger la stabilité économique et sociale de la région, menacée par l’expansion de la criminalité organisée.

