Le lieutenant Kelly Ondo-Obiang, condamné pour la tentative de coup d’État de 2019, est libre, ayant bénéficié de la mesure de réconciliation nationale par l’amnistie générale du 12 août 2025.
Le lieutenant de la Garde républicaine Kelly Ondo-Obiang a été libéré samedi de la prison centrale de Libreville, après sept années de détention pour sa participation à la tentative de coup d’État du 7 janvier 2019. Sa libération s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance d’amnistie générale adoptée le 12 août 2025 par le gouvernement gabonais.
Cette mesure de clémence couvre l’ensemble des auteurs, complices et co-auteurs des coups d’État de janvier 2019 et d’août 2023, incluant les membres du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) qui ont renversé Ali Bongo Ondimba. L’ordonnance efface les condamnations, cesse les poursuites en cours et prévoit la libération immédiate des détenus concernés.
Condamné initialement à 15 ans de prison, Kelly Ondo-Obiang avait marqué l’histoire politique gabonaise en prenant brièvement le contrôle de la radio nationale pour appeler au soulèvement contre le régime Bongo. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, élu en avril 2025 avec 94,85% des voix après avoir dirigé le coup d’État de 2023, avait publiquement exprimé son soutien à celui qu’il qualifie de « petit frère ».
Dans une déclaration à Gabon24 samedi, l’ancien détenu a rendu hommage à ses « hommes tombés le 7 janvier 2019 pour la défense des intérêts supérieurs de la nation ». Il a exprimé sa « profonde gratitude » au président Oligui Nguema et remercié le « personnel de la sécurité pénitentiaire » qui a « sauvegardé son intégrité physique et morale face aux menaces » durant sa détention.
L’amnistie vise officiellement à « contribuer à l’apaisement et à la réconciliation nationale en tournant définitivement la page » des crises politiques qui ont secoué le Gabon. Cette libération, coïncidant symboliquement avec la Journée nationale de la Libération instituée pour commémorer la chute du régime Bongo, marque un tournant dans la stratégie de pacification du nouveau pouvoir gabonais.
Le gouvernement a justifié cette mesure dans un contexte de réformes économiques et sociales visant à favoriser l’emploi des Gabonais et à renforcer la souveraineté nationale prônée par l’administration Oligui Nguema depuis son arrivée au pouvoir.
APA
