La Confédération des États du Sahel (AES) a exigé une enquête « transparente et diligente » sur la mort en détention de l’activiste burkinabè Alino Faso, survenue en Côte d’Ivoire, et inhumé récemment à Ouagadougou. Dans un communiqué signé par le ministre malien de la Justice, Mamoudou Kassogué, les autorités de l’AES dénoncent une « arrestation illégale, une séquestration dans une caserne et une mort suspecte ».
L’AES réclame que toutes les personnes impliquées, auteurs, co-auteurs et complices, soient poursuivies en justice. Une autopsie ordonnée par les autorités judiciaires burkinabè a été réalisée et ses résultats seront versés au dossier d’instruction.
Par ailleurs, la Confédération a fermement condamné les sanctions de l’Union européenne à l’encontre de plusieurs figures panafricanistes, notamment Nathalie Yamb, frappée d’interdiction d’entrée et de transit, ainsi que de gel d’avoirs. Le communiqué dénonce également des « mesures de harcèlement » contre Franklin Nyamsi, Kemi Seba, Ibrahima Maïga et d’autres militants.
Pour l’AES, ces actions constituent une « grave atteinte aux libertés fondamentales » et sont perçues comme une tentative de « museler les voix africaines ». Les responsables de la confédération appellent les peuples du continent à renforcer leur unité face aux pressions extérieures et réaffirment leur engagement en faveur d’une Afrique « souveraine, unie et respectée ».

