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𝑳𝒆 𝒅é𝒃𝒂𝒕 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒖 𝑺é𝒏é𝒈𝒂𝒍 𝒓𝒆𝒏𝒗𝒐𝒊𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 d’𝒖𝒏 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝑷𝒍𝒂𝒏 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒅𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 80/90. 𝑵𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒈𝒆𝒐𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒙𝒑é𝒓𝒊𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒓é𝒇𝒍𝒆𝒙𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅’𝒂𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍’é𝒑𝒐𝒒𝒖𝒆 𝑩𝒊𝒆𝒏 𝒔ûr 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒇𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔.

EDITORIAL

Depuis plus d’un an le gouvernement de Senghor et les médias à sa dévotion ne cessent de nous abreuver de discours creux sur le « plan à moyen terme de redressement économique et financier » et il ne se passe plus de conseil des ministres où des déclarations ne sont faites sur la nécessité d’assurer la réussite du plan et de pratiquer une politique rigoureuse d’austérité. Le peuple Sénégalais est en droit de se poser la question de savoir à quoi riment toutes ces déclarations à un moment où ses conditions de vie se dégradent de façon vertigineuse.

Au fait, un plan de redressement pour quoi faire et pour qui ? Vingt années de néo-colonialisme ont conduit l’économie de notre pays au bord de l’effondrement. Qu’on en juge par ces chiffres. De 1960 à 1978 le taux moyen d’accroissement du produit intérieur brut (PIB) en valeur réelle (francs 1971) n’est que de 1,8% alors que le taux d’accroissement de la population est estimé à 2,7% par an. Ainsi donc le PIB par tête a baissé de près de 1 % en moyenne par an.La balance commerciale accuse un déficit chronique qui s’élève à 43 milliards en 1977 et à près de 60 milliards en 1978. Les avoirs extérieurs nets du Sénégal se dégradent constamment et de manière irréversible : moins 41,7 milliards à la fin de 1978 ; moins 60,4 milliards à la fin de 1979; à tel point que le Ministre de l’économie et des Finances a dû reconnaître devant le Club Nation et Développement au mois de Février que « si le Sénégal n’était pas dans la zone monétaire Ouest – africaine, il serait à ce moment-là, confronté à une situation de cessation de paiements ! »Triste bilan de deux décennies de régime néocolonial.

Cette faillite, les tenants du régime et leurs maîtres étrangers ne peuvent plus la masquer aux masses populaires dont la résistance multiforme à l’exploitation, àl’op­ pression et au pillage par l’impérialisme et ses alliés locaux grandit de jour en jour malgré l’arsenal des lois répressives patiemment et minutieusement élaborées au fil des ans par le pouvoir (refus de payer les dettes en milieu rural, grèves nombreuses dans les entreprises et les établissements scolaires, boycottage massif des dernières élections présidentielles et législatives, désaffection croissante à l’égard despartis bourgeois et principalement à l’égard du PS etc.. ). Face à la situation économique, financière et sociale catastrophique, le gouvernement après avoir appliqué son prétendu « programme de stabilisation à court terme » de la mi 78 à la fin 79, a commencé la mise en œuvre du « plan à moyen terme de redressement économique et financier » pour la période 1980- 1985. Le programme de stabilisation à court terme se proposait essentiellement d’atteindre deux objectifs : « Rééquilibrer les finances publiques et améliorer nos avoirs extérieurs ». Pour juger de la valeur des résultats atteints, il suffit de rappeler que le premier Ministre a été obligé de reconnaître que « le trésor public a dû recourir au financement bancaire» malgré l’assis­ tance extérieure obtenue en juillet H979 du Stabex (Marché commun), du FMI et de la France (Caisse Centrale de Coopération Economique) et le fait que ce programme « s’est réalisé dans une conjoncture de reprise économique » (la campagne agricole 1978/1979 a été relativement bon­ ne avec 900.000 tonnes d’arachides, 109.000 tonnes de mil et 33.000 tonnes de coton). Dès lors que peut-on attendre de bon du plan à moyen terme de redressement qui a été conçu pour assurer une croissance soutenue, supérieure à celle que nous avons connue depuis l’indépendance ». Comme tout le monde le sait ce plan résulte principalement des pressions de la Haute Finance Internationale (principalement du FMI et de la Banque Mondiale) et il « privilégie la lutte pour le rétablissement des Finances publiques et la restauration des avoirs extérieurs » qui seuls importent à l’impérialisme international. Malgré les prétentions du pouvoir, qui veut tromper le peuple, il n’y aura pas de relance économique.

Le PDS a présenté dans le numéro 28 de son journal (le Démocrate) une critique instructive des prétentions économiques du pouvoir. Cette critique signée de Fara NDIAYE s’articule quant au fond autour des points suivants :1. – le PS privilégie dans sa stratégie de développement les facteurs exogènes alors que « pour le PDS, seuls les facteurs endogènes peuvent fonder une stratégie de développement efficace » – Selon Fara NDIAYE les « causes internes » invoquées par le Premier Ministre Abdou DIOUF dans son discours du 19/ 12/79 sont « désincarnées ». 2. – le Premier Ministre refuse et pour cause de s’appesantir sur « le poids des défaillances humaines », à savoir : « détournement des deniers publics, corruption, prévarication, gaspillage, mauvaise gestion, transferts de fonds nationaux à l’étranger, coûteuses erreurs d’appréciation dans les projets gouvernementaux : avals, fraudes de toutes sortes notamment fraudes douanières, exonérations non justifiées économiquement ou non prévues légalement ; etc.… ». Si les vues de Fara Ndiaye reflètent celles de son parti, cela voudrait dire que pour le PDS, la crise économique et financière que traverse actuellement le Sénégal et dont il reconnaît qu’elle est la plus grave de notre histoire ne serait pas due à la domination néo coloniale de notre pays par l’impérialisme international, français en particulier, mais seulement à « quelques Sénégalais » qui sont aussi « désincarnés » que les» « internes » reprochées au Premier Ministre GISCARD.

Comment d’ailleurs, le PDS qui s’est allié au parti de Mr Giscard d’Estaing chef de fil de l’impérialisme français (le Parti républicain), pourrait-il sans se discréditer davantage, mettre en cause de façon conséquente son allié- protecteur.On le voit bien la critique de Fara Ndiaye c’est la critique bourgeoise du Plan à Moyen Terme de redressement. L’alternative que l’auteur a en tête, même s’il ne la formule pas de façon explicite, ne peut consister qu’en un réaménagement du système néocolonial.En vérité, en dépit des critiques formulées dans le « Démocrate », les vues du PS et du PDS sur la crise actuelle présentent beaucoup plus de points de convergence que de points de divergence. L’essentiel ici réside dans te silence éloquent qui est fait de part et d’autre sur la volonté du pouvoir de renforcer A travers toutes les dispositions du plan, la mainmise du capital étranger sur notre pays et l’exploitation de nos populations laborieuses au profit de l’impérialisme international, français en particulier et de ses alliés locaux. Une telle volonté est pourtant des plus manifestes.

Privatisation : en effet, que signifie une politique d’incitation à l’Investissement privé dans un pays qui a déjà modifié à plusieurs reprises son code des investissements dans un sens de plu en plus favorable aux capitalistes étrangers ? Que vise l’objectif de limitation du secteur public et de réduction des subventions aux établissements publics et sociétés d’économie mixte sinon ‘leur liquidation ou leur privatisation à terme et le renforcement de la présence étrangère dans tes secteurs vitaux de l’économie ainsi que le chômage en grand pour la classe ouvrière ? De même, on peut se demander à juste titre la valeur d’une politique de « réajustement des prix let des salaires » (ou de vérité des prix) lorsque le Gouvernement décide d’assouplir la réglementation des prix ‘pour accroître les marges bénéficiaires industrielles capitalistes et favoriser ainsi une hausse généralisée et continue des prix et la dégradation accélérée du pouvoir d’achat déjà insignifiant des travailleurs. Que signifie dans la bouche du Premier ministre « la participation des populations à leur mieux être » sinon que désormais l’Etat les appellera de plus en plus à effectuer eux-mêmes les investissements sociaux de base (Ecole, Santé, Logement, etc.) pour orienter ses propres investissements vers « les secteurs les plus productifs » c’est à-dire les secteurs d’où le capital étranger compte tirer le plus de profits ?

En vérité les mesures envisagées dans le plan à moyen terme de redressement loin de contribuer à la réalisation d’un quelconque « socialisme démocratique » vont se traduire, se traduisent déjà par un renchérissement généralisé du coût de la vie dont les hausses du 1e /02/1980 ne constituent que l’élément le plus visible qui vient annuler d’emblée les « bénéfices » des hausses de salaires accordées pour la fin Janvier. Les « succès » du plan de redressement ne peut signifier qu’un enrichissement encore plus scandaleux de la grande bourgeoisie néocoloniale parasitaire et une paupérisation encore plus grande des travailleurs de notre pays (ouvriers, paysans, artisans, etc.). Dans ces conditions, le peu. pie Sénégalais, le prolétariat en tête n’a d’autre choix que de s’opposer par tous les moyens aux mesures anti populaires du régime PS pour faire échec au plan de redressement et à son cortège de malheurs.

Le PDS, cet autre parti bourgeois ne pouvait évidemment proposer au peuple un projet de redressement plus crédible et son appel aux forces vives- de la nation apparaît comme pure démagogie. JAAY DOOLE BI considère que seule la liquidation de la domination impérialiste sur notre pays peut créer les conditions d’un véritable redressement de notre économie et de nos finances.Seule une telle liquidation peut, en mettant en avant le programme de la R.ND.P., permettre un développement sain et équilibré de la société Sénégalaise qui bénéficie principalement aux masses fondamentales d’ouvriers et de paysans. Un tel programme, ni le PS ni le PDS ni aucune parti opportuniste ne peuvent le mettre en œuvre. Seule le parti du prolétariat victorieux pourra sortir le Sénégal de la crise économique et culturelle dans laquelle la domination impérialiste ne fera que l’enfoncer davantage. »