Dans la région des Savanes, au nord du Togo, plusieurs marchés à bétail, essentiels à l’économie locale, ont été fermés par les autorités. Ces lieux d’échange sont soupçonnés de servir de relais financiers aux groupes jihadistes actifs dans la zone, notamment en facilitant le blanchiment d’argent issu de la revente de bétail volé.

Pris entre impératifs de sécurité et préoccupations économiques, le gouvernement tente de juguler l’influence des groupes armés tout en préservant la cohésion sociale. Ces fermetures illustrent la complexité d’un contexte où les enjeux économiques, sécuritaires et sociaux s’entremêlent, sous la menace constante d’une instabilité aux frontières.