Depuis le début de l’année 2025, a informé l’ONG Horizon sans Frontière par un communiqué daté ce jeudi 26 juin, « au moins quinze Sénégalais vivant à l’étranger ont trouvé la mort dans des circonstances tragiques, souvent violentes ou suspectes, selon une compilation d’informations obtenues auprès de différentes sources communautaires et familiales ». Meurtres, agressions, brutalités policières, refus de soins : le tableau est sombre et appelle à une réaction urgente des autorités sénégalaises, selon toujours la même source.
La liste est longue et bouleversante. Le 11 janvier, Ibou Socé est poignardé à Casablanca par son colocataire, également sénégalais. À peine deux semaines plus tard, le 24 janvier, Hassan Barry décède à Sfax (Tunisie) après avoir été privé de soins médicaux. Le 29 janvier, Yamar Diop succombe à une agression violente à Barcelone. Et le 17 février, à Popa, au Gabon, Bara Samb est retrouvé étranglé chez lui, victime d’un cambriolage mortel.
La violence ne connaît pas de frontières : aux États-Unis, Saliou Diallo est abattu de six balles en Californie, tandis que Abdoulaye Kane est la cible de sept hommes encagoulés à Murcia, en Espagne. Le cas de Samba Dior Diagne, décédé lors d’une interpellation en France, relance encore une fois la question des brutalités policières ciblant les Africains.
Au Brésil, Ngagne Mbaye est tué par la police à São Paulo, d’une balle dans l’abdomen. À Nouakchott, Moustapha Amar (Nar) succombe à des blessures par arme blanche, tandis que Mamadou Diack, à Bamako, meurt après une chute suspecte. En Europe, la série continue : Fatou Ba, Abdou Ngom, Modou Niang, Ibrahima Seck et Baye Ibrahima Diop trouvent tous la mort dans des circonstances tragiques, entre accidents de la route, agressions en pleine rue et blessures inexpliquées.
Ces drames suscitent une vague d’indignation dans les communautés sénégalaises de la diaspora. Les familles endeuillées réclament vérité, justice et accompagnement. « Ces morts ne peuvent pas rester sans suite. Chaque Sénégalais à l’étranger doit se sentir protégé par son État », s’est indigné le président de l’ONG Horizon sans Frontière, Boubacar Sèye.

