Reporter sans frontières (RSF) a publié ce vendredi matin, à Dakar, son rapport annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Le Sénégal enregistre une progression notable, passant de la 94e à la 74e place mondiale, soit un gain de 20 rangs par rapport à l’année précédente.
Cette amélioration intervient dans un contexte de transition politique marqué par une volonté affichée du nouveau pouvoir de renforcer les libertés fondamentales, notamment celles de la presse. Bien que saluée, cette avancée reste modeste à l’échelle du continent africain.
En effet, le Sénégal se retrouve encore loin derrière plusieurs pays africains considérés comme des modèles régionaux en matière de liberté de la presse. L’Afrique du Sud (27e), la Namibie (28e) et le Cap-Vert (30e) restent les mieux classés du continent. Suivent le Gabon (41e), la Mauritanie (50e), le Ghana (52e), le Libéria (54e), la Sierra Leone (56e), la Gambie (58e), la Côte d’Ivoire (64e), le Congo (71e) et la République centrafricaine (72e).
Le rapport de RSF souligne les défis persistants dans plusieurs pays, dont le Sénégal, notamment en matière de sécurité des journalistes, d’indépendance des médias et de lutte contre les pressions politiques ou économiques.
Cette progression reste toutefois perçue comme un signal encourageant pour les professionnels des médias au Sénégal, qui appellent à des réformes concrètes pour garantir une presse libre et indépendante.
