J’ai suivi avec une attention particulière l’intervention de l’honorable député Ismaïla Diallo. Une prestation écoutée avec un mélange d’admiration pour la lucidité de certains constats, mais surtout de mépris face à la mauvaise foi sous-jacente.
Monsieur Ismaila DIALLO, vice-président de l’Assemblée Nationale, si vous avez posé un diagnostic lucide sur la situation carcérale, vous avez subtilement tenté d’ignorer le rôle déterminant qu’a joué Maître Moussa SARR dans la prise en charge des détenus et des blessés. Contrairement à ceux qui se gargarisaient de théories dans des cercles d’analyse déconnectés du réel, lui était sur le terrain, au plus près des victimes, assurant un suivi constant et concret.
Le doyen Yoro Dia a l’habitude de rappeler que le PASTEF ne sera pas la négation du Sénégal. Et l’histoire est en train de lui donner entièrement raison. On répète souvent que le PASTEF est le seul parti arrivé au pouvoir avec son « numéro deux », mais on oublie surtout qu’il est le seul parti dirigé par une personne qui ne l’a pas créé. Dans une telle organisation, quoi de plus normal que le numéro deux devienne le candidat naturel lorsque le numéro un se retrouve dans l’impossibilité légale de l’être ?
C’est ici que réside votre grande confusion : Un Président de la République ne trahit pas une personne ; il sert la nation. Ce n’est pas une trahison, c’est l’essence même du devoir républicain. Trahir la République, ce serait précisément subordonner l’État aux humeurs et aux intérêts d’un seul homme.
Toutes les âmes lucides de notre paysage politique sont conscientes qu’il est grand temps de rendre à la politique sénégalaise ses lettres de noblesse. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’a parfaitement compris. Il a agi en plaçant la République au-dessus des factions, en invitant toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais à se rassembler autour de l’essentiel : la Patrie d’abord.
Monsieur Diallo, notre Président rempli de valeurs ne connaît pas la trahison ; il porte en lui l’espoir de tout Sénégalais, même les calomnieux. Si vous étiez intellectuellement honnête, vous reconnaîtriez, comme le rappelait très souvent votre propre leader, que Bassirou Diomaye Faye est un homme bon, juste, intelligent et d’une probité morale irréprochable. Beaucoup de membres de Pastef le savent.
Face aux dérives, le choix du Président de la République est celui de la responsabilité, du sens de l’État et du respect des institutions. Nous sommes étonnés que malgré la gravité de vos propos à l’endroit du Président de la République, vous n’ayez même pas été rappelé à l’ordre : le Président de la République est une institution.
Martin Guène NGOM
Membre Fondateur Kiiraay les Patriotes Républicains
Militant Commune de Ndiaganiao
