Selon Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le retrait n’aura aucune incidence immédiate sur l’enquête en cours de la CPI au Mali. Le pays reste tenu par ses obligations de coopération pour tous les crimes commis sur son territoire depuis 2012 jusqu’à la date d’effectivité du retrait, qui n’interviendra qu’un an après la notification officielle aux Nations Unies.

Cependant, l’ONG alerte sur les conséquences à long terme. Elle estime que ce retrait « compromettrait considérablement les chances des victimes et des survivants de futurs crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou génocides » de pouvoir obtenir justice.

Amnesty International a par ailleurs appelé les trois pays à reconsidérer leur position et à opter pour un dialogue constructif. L’organisation soutient que s’ils ont des préoccupations légitimes concernant la sélectivité de la CPI, celles-ci devraient être soulevées au sein de l’Assemblée des États parties plutôt que par un retrait qui « ne fera que priver les victimes de toute perspective de justice ».