L’Organisation des Nations unies a publié un communiqué alarmant ce jeudi, dans lequel elle accuse le groupe rebelle M23, appuyé par l’armée rwandaise, d’avoir tué environ 319 civils au cours du mois de juillet dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces violences auraient eu lieu principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, déjà ravagées par des années de conflit.
Selon le rapport onusien, ces massacres s’inscrivent dans une logique de terreur visant les populations locales, dans un contexte de luttes territoriales et de pressions sur les communautés accusées de soutenir les forces armées congolaises.
Kigali dément fermement toute implication et qualifie ces accusations d’ »inacceptables ». Le gouvernement rwandais dénonce une campagne de « désinformation » destinée, selon lui, à ternir son image sur la scène internationale. « Le Rwanda ne soutient aucun groupe armé en RDC », a affirmé un porte-parole du gouvernement.
La communauté internationale s’inquiète de la montée des tensions dans la région des Grands Lacs. Plusieurs ONG et diplomaties occidentales appellent à une enquête indépendante et à un renforcement de la mission de maintien de la paix des Nations unies (MONUSCO), dont le mandat est souvent critiqué pour son efficacité limitée.

