La colère monte chez les acquéreurs du projet immobilier de la Cité CDC Bambilor, lancé en 2015 et toujours inachevé. Réunis en collectif, près d’une centaine d’entre eux ont tenu une conférence de presse pour dénoncer les retards persistants, malgré les récentes promesses de relance émises par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) via sa filiale CDC Habitat.
Selon le collectif, certains acheteurs ont intégralement payé leurs villas de type F4 et F5, d’autres sont encore en cours de règlement, mais tous attendent la livraison prévue initialement en 2017. Sur le terrain, aucun chantier actif ne serait visible à ce jour, soulignent-ils.
Les représentants pointent directement la responsabilité de la CDC, qui a repris le projet après la Société de Réalisation et de Travaux (SRT). Ils reprochent un manque de transparence, l’absence de concertation et déplorent de n’avoir jamais été reçus par la direction de l’institution, malgré des demandes répétées.
En réponse, la CDC a publié un communiqué annonçant des mesures de relance : acquisition d’actions de la SRT, recours à des PME sénégalaises pour terminer les travaux, et reprise de la commercialisation du programme. Elle réaffirme son engagement à livrer les logements « dans les meilleurs délais », tout en évoquant des difficultés techniques et administratives.
Mais pour les acquéreurs, l’attente devient insoutenable. Entre loyers, crédits bancaires et instabilité personnelle, les conséquences sont lourdes, en particulier pour les membres de la diaspora. Certains témoignent de projets de vie brisés, de proches disparus sans avoir vu leurs maisons, ou de familles contraintes de quitter le pays faute de logement.
Tant que les promesses ne se traduiront pas en actes concrets, le bras de fer entre les deux parties semble loin d’être terminé. Le collectif exige désormais une communication transparente et des avancées visibles sur le terrain.

