Ce samedi 19 juillet 2025, la Chambre des Notaires du Sénégal a tenu son assemblée générale ordinaire, marquée par l’élection de sa présidence. À l’issue du scrutin, Maître Aïda Diawara Diagne, notaire associée, a été réélue pour un nouveau mandat à la tête de l’institution, obtenant 59 % des suffrages face à son concurrent, Maître Habib Vitin.
Forte de plus de 40 ans d’expérience dans la profession, Maître Diawara Diagne a su convaincre les membres de la Chambre par son bilan et sa vision pour l’avenir. Dans son discours de réélection, elle a mis en avant les avancées réalisées sous son précédent mandat, tout en soulignant les défis à venir.
Vers un nouveau statut juridique pour les notaires
La cérémonie s’est tenue en présence de la directrice des affaires civiles et garde des sceaux, représentante du ministre de la Justice, qui a salué « le travail de qualité accompli par les notaires » et souligné l’importance des discussions en cours autour du projet de loi sur le changement du statut du notaire. Ce texte, qui vise à consacrer le notaire comme un ordre professionnel, constitue une avancée juridique majeure pour la structuration et l’indépendance de la profession.
« Ce projet vise également à accompagner l’évolution de la profession au bénéfice de l’ensemble des notaires », a déclaré la représentante du ministère, tout en assurant que les services de l’État resteront à l’écoute des observations des professionnels du notariat jusqu’à la finalisation de la loi.
Un programme axé sur la modernisation et la relève
Dans sa feuille de route pour ce nouveau mandat, Maître Diawara Diagne a défini trois grandes priorités :
- La digitalisation de la profession, avec la création d’une cellule de communication et la promotion des outils numériques ;
- Le renforcement de la formation continue, pour les notaires comme pour leurs collaborateurs, afin d’assurer la modernisation et la compétitivité du secteur ;
- L’intégration de 20 jeunes notaires au sein de la Chambre, une initiative qui marque une étape importante vers le renouvellement des effectifs et la dynamisation du métier.
Elle a également réaffirmé la volonté de la Chambre de maintenir un dialogue étroit avec les services de l’État, en particulier avec le ministère de la Justice, pour garantir la bonne mise en œuvre des réformes législatives attendues.
Une dynamique collective saluée
Maître Diawara Diagne a conclu son intervention en saluant l’esprit de cohésion et de concertation qui règne au sein de la Chambre. « C’est ensemble, dans un cadre structuré, que nous pourrons faire évoluer notre profession et répondre aux enjeux du XXIe siècle », a-t-elle affirmé.

