« La corruption est un mal endémique », a reconnu M. Guèye lors des activités officielles organisées à Dakar. Bien que des efforts importants aient été fournis, il estime que l’ampleur du phénomène nécessite un appui matériel et logistique plus conséquent. L’OFNAC, doté de divisions dédiées à l’investigation et à la prévention, reste selon lui un acteur central du dispositif anticorruption au Sénégal.

Le président de l’OFNAC a souligné les progrès juridiques, notamment l’adoption d’une nouvelle loi anticorruption en 2024. Cependant, il alerte sur les contraintes structurelles qui freinent les capacités d’action de l’office. « Nous avons d’excellents textes, mais il nous manque encore les moyens pour les faire appliquer pleinement », a-t-il déploré.

Le thème de cette édition : « Intégrer la dignité humaine dans la lutte contre la corruption », met l’accent sur les conséquences sociales de la corruption, notamment pour les couches vulnérables. « La dignité humaine est au cœur de ce combat », a rappelé M. Guèye, citant la volonté de l’Union africaine d’inscrire la justice sociale au centre des priorités.

Dans une démarche proactive, l’OFNAC a associé plusieurs écoles de formation professionnelle aux activités de sensibilisation. Objectif : ancrer la culture de l’intégrité dès les premières étapes du parcours citoyen. Une initiative saluée pour son potentiel à former des générations de cadres publics plus responsables.