Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le Sénégal a collecté 2 575,2 milliards de francs CFA au cours des sept premiers mois de l’année 2025. Un chiffre en hausse de 9,9 % par rapport à l’année précédente. Cependant, les dépenses publiques ont aussi augmenté, atteignant 2 986,6 milliards de francs CFA.
Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a révélé une situation particulièrement critique : au 12 septembre, le service de la dette (remboursement du capital et des intérêts) représentait 83 % des recettes collectées par l’État. Ce fardeau financier est la principale raison de l’accroissement des dépenses publiques.
Les charges d’intérêt de la dette ont augmenté de 21 % pour atteindre 564,1 milliards de francs CFA.
Les transferts et subventions ont grimpé de 18 % pour se situer à 1 117,8 milliards de francs CFA.
La masse salariale a également progressé de 2,9 %, s’élevant à 837,6 milliards de francs CFA.
Pour M. Diba, cette situation risque d’anéantir l’efficacité de toute politique gouvernementale. C’est pourquoi le Sénégal compte augmenter sa collecte de ressources et a d’ailleurs entrepris de réformer son code général des impôts.

