Le Salon international des médias d’Afrique (SIMA) a été officiellement lancé à Dakar sous le thème « L’Afrique face aux nouveaux enjeux des médias ». Cet événement, organisé par le Comité de pilotage présidé par Sambou Biyagui, se veut un espace panafricain de réflexion et d’action pour renforcer la souveraineté médiatique du continent et promouvoir un écosystème de l’information moderne, inclusif et professionnel.
Dans son allocution d’ouverture, le coordonnateur du SIMA, Mactar Sylla a salué « la concrétisation d’une ambition panafricaine commune dans un domaine sensible et stratégique : les médias ». Le SIMA entend poser les bases d’un nouveau partenariat entre pouvoirs publics, acteurs privés et professionnels de la presse pour bâtir un environnement médiatique plus intègre et compétitif.
Au programme, plusieurs panneaux de haut niveau aborderont des thématiques essentielles : le droit à l’information au Sahel, la souveraineté éditoriale, l’économie des médias, le rôle des femmes, la régulation des plateformes et la transformation numérique. Deux master classes seront également consacrées au fact-checking, aux podcasts et à l’usage de l’intelligence artificielle dans les médias.
Le SIMA ambitionne de devenir un levier majeur du soft power africain, en valorisant les contenus originaux, les talents créatifs et les industries culturelles du continent. « C’est le temps de l’Afrique, le temps de la créativité et de l’industrialisation des contenus », a insisté l’orateur, appelant à une mobilisation collective autour de la souveraineté médiatique.
En s’inspirant d’exemples comme Nollywood au Nigéria ou le projet Dzair Media City en Algérie, le Sénégal souhaite inscrire durablement le SIMA dans l’agenda international des grands rendez-vous culturels et médiatiques, tout en soutenant les médias publics et privés nationaux à travers des réformes, un meilleur financement et une politique d’innovation.
« Les médias sont des alliés naturels et objectifs des pouvoirs publics », a-t-il conclu, appelant à une alliance panafricaine pour un “Branding Africa” ambitieux et souverain.

