Dans un communiqué officiel, Kigali a confirmé que ce partenariat avait pour but de « contribuer à une gestion responsable et humaine des flux migratoires internationaux », tout en précisant que les personnes concernées seront « prises en charge dans le respect de la dignité humaine et des normes internationales ».

Cet accord avec le Rwanda n’est pas isolé. Depuis son retour au pouvoir, le président Trump a relancé une politique migratoire agressive, négociant des relocalisations de migrants vers des pays tiers, souvent non liés aux origines des personnes expulsées.

Des précédents accords ont déjà permis l’envoi de migrants vers le Soudan du Sud, l’Eswatini et le Salvador. Des ONG et défenseurs des droits humains ont fermement critiqué ces pratiques, les qualifiant de « déportations déguisées » et dénonçant le manque de garanties juridiques pour les personnes concernées.

Le Rwanda, qui s’est déjà illustré par un partenariat migratoire similaire avec le Royaume-Uni, continue de jouer un rôle central dans les dispositifs de relocalisation migratoire à l’échelle internationale. Si les autorités rwandaises affirment vouloir offrir une solution humanitaire, certains observateurs y voient une stratégie diplomatique et économique visant à renforcer les liens avec les grandes puissances.