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– Alors que le Forum « Invest in Senegal 2025 » s’ouvre ce 7 octobre sous le signe de l’investissement productif et de la « prospérité partagée », le Collectif National des Impactés du TER (Train Express Régional) a fait entendre un son de cloche discordant, dénonçant le « prix silencieux » du développement payé par ses membres.

Dans une contribution rédigée par son président, Macodou Fall, le collectif met en lumière un paradoxe : le Sénégal vante son attractivité économique auprès des investisseurs étrangers tout en « repoussant sa propre population aux marges du silence » et en construisant le progrès sur les « ruines sociales » de ses citoyens.

Le TER, présenté comme un moteur de modernité, a laissé derrière lui une longue liste de griefs pour les familles déplacées. Le collectif fustige :Des promesses non tenues et des indemnisations jugées partielles. La destruction de maisons au nom du progrès.Une lenteur administrative qualifiée d’« art de gouverner ». Pour Macodou Fall, célébrer l’investissement et l’innovation sans résoudre ces injustices fait de la prospérité un « mirage ». « Un forum sur la prospérité sans justice sociale, c’est un peu comme un TER sans gare d’arrivée : ça roule vite, ça brille de loin, mais personne ne sait vraiment où ça conduit, » écrit-il.

Le Collectif des Impactés insiste sur le fait que le développement doit être une question de dignité et non seulement de technologie ou d’attractivité économique. Leur demande est simple : être considérés comme des partenaires du progrès, et non comme ses victimes collatérales. Ils réclament la restitution de ce qui leur a été pris, leur sécurité, leur terre et leur droit à être considérés.

En conclusion, le collectif lance un appel clair aux autorités et aux participants du Forum : « Alors oui, Invest in Senegal — mais investissons d’abord dans le Sénégalais ». Sans justice sociale, le principe de « prospérité partagée » resterait, selon eux, une formule vide de sens.