Lors du dernier Conseil des ministres, le Président Bassirou Diomaye Faye a de nouveau mis l’accent sur l’importance d’une exécution rapide et rigoureuse du Plan de Redressement économique et social (PRES). Il a notamment appelé à l’adoption des textes législatifs nécessaires pour la mise en œuvre de cette feuille de route stratégique, qui doit permettre de corriger les déséquilibres structurels et de relancer l’économie du pays.
Le PRES, officiellement présenté le 1er août dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à mobiliser 5 667 milliards de francs CFA sur la période 2025-2028. Ce programme s’appuie à 90% sur des ressources endogènes, une stratégie rendue nécessaire par la suspension des décaissements du Fonds monétaire international (FMI).
Le plan s’attaque également au déficit budgétaire, avec l’objectif de le ramener à 3% du PIB d’ici 2027, contre 12% en 2024. Le président a également réaffirmé l’importance de soutenir l’investissement productif pour créer des emplois et de favoriser l’émergence de champions nationaux.
La dette publique du Sénégal, un des principaux défis du nouveau gouvernement, est au cœur de ces préoccupations. Estimée à 99,7% du PIB en 2023 par la Cour des comptes, elle a été réévaluée à 118,8% en 2024 par le cabinet Forvis Mazars.
Pour concrétiser les ambitions du PRES, le président a fondé de grands espoirs sur le Forum Invest in Senegal, prévu les 7 et 8 octobre prochain. Cet événement sera, selon lui, une étape cruciale pour attirer les investissements et faire de la bonne gouvernance le moteur du développement.

