Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé une prolongation de l’accord du Niger au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF) jusqu’au 4 mars 2026. Cette décision permet au pays de conserver un accès à un financement d’environ 131,5 millions de dollars.

Selon le communiqué du FMI, cette extension vise à aligner l’examen final de l’accord RSF avec celui de l’arrangement concomitant soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Approuvé initialement le 5 juillet 2023 pour une durée de deux ans, l’accord RSF du Niger prévoit un accès à 98,7 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 131,5 millions de dollars américains. Ce montant correspond à 75 % du quota du pays auprès de l’institution financière internationale.

Le financement accordé dans le cadre de la RSF a pour objectif de soutenir la stabilité macroéconomique du Niger tout en renforçant sa résilience à long terme face aux chocs structurels. Ces chocs incluent notamment les effets du changement climatique et les vulnérabilités économiques persistantes.

Le FMI précise que la décision de prolongation a été adoptée selon la procédure dite de « lapse of time ». Ce mécanisme permet au Conseil d’administration de valider une décision sans débat formel, lorsque le dossier ne soulève pas d’objection majeure parmi les administrateurs.

La Facilité pour la résilience et la durabilité s’adresse principalement aux pays à faible revenu et aux États vulnérables. Elle vise à les aider à mieux anticiper et gérer les défis de long terme susceptibles de menacer leur stabilité économique et financière.

Auteur : Souadou Konté