Le 1ᵉʳ décembre, consacré à la Journée mondiale de lutte contre le sida, a été marqué cette année par une alerte renouvelée des organismes internationaux face à la baisse inquiétante de l’aide destinée à la prévention et à la prise en charge du VIH.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 40,8 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, dont 64 % en Afrique. Une situation qui suscite de vives préoccupations. La communauté internationale est ainsi exhortée à combler le déficit de financement afin de renforcer la prévention et garantir un accès large aux traitements.

L’ONUSIDA rappelle que près de 26 millions de personnes vivent avec le VIH sur le continent africain, dont 90 % connaissent leur statut sérologique. Malgré ces avancées, environ 650 000 nouvelles infections ont été enregistrées l’an dernier. L’organisation estime que l’objectif d’élimination du sida, fixé à 2030, reste atteignable à condition d’adopter des solutions transformatrices et de renforcer l’accès aux services de santé.

Un appel fort du Secrétaire général de l’ONU

Dans son message publié à l’occasion de la Journée mondiale du sida 2025, le Secrétaire général de l’ONU a salué les progrès accomplis : depuis 2010, les nouvelles infections ont diminué de 40 % et les décès liés au sida ont été réduits de plus de moitié. Il a toutefois rappelé que la crise demeure bien réelle pour des millions de personnes qui continuent de faire face aux inégalités d’accès aux soins, à la stigmatisation ou à l’exclusion.

Le SG met en garde contre la baisse des ressources, qui menace de fragiliser des avancées obtenues au prix d’efforts considérables. Il appelle à investir davantage dans la prévention, à élargir l’accès aux traitements, et à mobiliser l’innovation, notamment les traitements injectables, pour atteindre les populations les plus vulnérables.

Il souligne également la nécessité de fonder chaque action sur les droits humains, afin que personne ne soit laissé pour compte.

Malgré les obstacles persistants, l’ONU maintient son ambition : mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030. Cet objectif, rappelle le Secrétaire général, reste « à notre portée » si la solidarité internationale, le financement et les politiques publiques sont renforcés.

La Journée mondiale du sida réaffirme ainsi un message central : seule une action collective, inclusive et durable permettra de vaincre l’épidémie.

Auteur : BLD