Alors que Umaro Sissoco Embaló planifiait son grand retour à Bissau ce dimanche 4 octobre 2026 pour porter sa candidature à la présidentielle de décembre, l’ex-dirigeant a choisi la carte de la temporisation et du respect des institutions de transition.
L’ancien président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a officiellement réagi à l’interdiction de séjour émise à son encontre par les autorités militaires au pouvoir.
Dans un message diffusé sur ses canaux digitaux, l’ancien chef de l’État a déclaré « prendre acte » de la décision du Haut Commandement militaire qui estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour son retour.
Refusant de verser dans la confrontation directe avec les militaires qui l’ont renversé en novembre 2025, Embaló a exhorté ses partisans au calme absolu pour éviter tout risque de violences ou d’instabilité.
« Notre lutte doit continuer d’être une lutte pacifique et démocratique qui respecte la loi », a insisté l’ex-dirigeant. Il se positionne ainsi en garant de l’ordre public, coupant court aux craintes de heurts ou de manifestations politiques, par ailleurs strictement interdites par la junte.
Malgré cet exil forcé prolongé, Umaro Sissoco Embaló maintient fermement ses ambitions pour le scrutin présidentiel fixé au 6 décembre 2026.
Il a exprimé son souhait de voir les instances de contrôle examiner son dossier avec neutralité : « J’espère que les autorités judiciaires examineront notre candidature avec impartialité et indépendance, et conformément aux principes de la justice ».
Se disant « ferme, patient et déterminé », Embaló adapte son calendrier mais ne renonce pas à son objectif de reconquête démocratique du pouvoir. Reste à savoir comment la junte gérera cette candidature à distance alors que le climat politique s’alourdit à Bissau.
