En détention provisoire depuis son arrestation en avril, Fatou Kiné Cissé est poursuivie pour des propos tenus lors d’une émission et largement diffusés sur les réseaux sociaux. Elle y affirmait que la sécurité du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko serait menacée par la promotion d’un officier réputé proche de l’ancien chef de l’État Macky Sall.

Devant le tribunal, l’accusée a exprimé ses regrets, expliquant qu’il s’agissait d’une opinion personnelle liée au contexte géopolitique actuel. Elle a précisé qu’elle suit un master en sécurité et défense, et dirige une entreprise spécialisée depuis 2020.

Le ministère public a souligné la gravité des propos, les qualifiant d’accusations sérieuses sans fondement, et a requis sa culpabilité. La défense, de son côté, a invoqué la liberté d’expression et plaidé pour sa libération, mettant en avant son état de santé dégradé, notamment une fracture au bassin nécessitant une prise en charge médicale.

Le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire. Le verdict est attendu le 21 août.