Répondant à une interrogation récurrente des partenaires internationaux, notamment du Fonds monétaire international (FMI), le chef de l’État a été clair : « La question est toujours la même : “Comment allez-vous financer ce plan ?” » Une question qui, selon lui, restait sans réponse précise sous les anciens régimes. « On se contentait de dire : ‘Dinanouko lidianti’, c’est-à-dire ‘On va se débrouiller’. C’est cette approche approximative qui nous a conduits à une dette cachée », a-t-il dénoncé.

Faisant l’éloge de la méthode adoptée par son gouvernement, Diomaye Faye a souligné que le nouveau plan se distingue par son chiffrage détaillé. Chaque action y est budgétisée ligne par ligne, pour un total de 5 667 milliards de francs CFA de ressources projetées. « C’est exactement le niveau de précision que le FMI attendait, et c’est ce que nous leur fournissons aujourd’hui », a-t-il assuré.

Le président a également annoncé une première mesure concrète : la réactivation du Comité national de la dette publique. Un geste fort, destiné à rétablir les mécanismes d’alerte désactivés par le passé, et à renforcer le contrôle sur l’endettement public.

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