View of the deserted jail of Ngaragbaon April 5, 2013 in Bangui. The interim government of the Central African Republic said Friday it had held its first cabinet meeting, after seizing power in a bloody coup last month. AFP PHOTO / PATRICK FORT

En Centrafrique, cela fait trois mois jour pour jour que le directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui est derrière les barreaux. Arrêté puis placé sous mandat de dépôt, Landry Nguéma Ngokpélé avait été transféré le 14 mai à la maison d’arrêt de Ngaragba.

Interpellé pour des motifs encore flous, Landry Nguéma Ngokpélé avait d’abord été poursuivi pour « complicité de rébellion », « diffusion d’informations tendant à causer des troubles à l’ordre public » ou encore « incitation à la haine ou à la révolte ».

En juillet, les charges ont été requalifiées en délit de presse. La loi prévoit alors sa remise en liberté, mais le journaliste croupit toujours à la maison d’arrêt de Ngaragba, au grand désarroi de ses confrères.

Jean-Fernand Koena, vice-président de l’Union des journalistes centrafricains, appelle aujourd’hui les autorités à libérer Landry Nguéma Ngokpélé sans délai.

Le 3 mai dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ses collègues ont boycotté les célébrations pour dénoncer son maintien en détention.

RFI