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« Nos savoirs sont authentiques. Ils doivent cesser d’être marginalisés au profit de modèles importés qui ne correspondent pas à nos contextes », a affirmé le président, appelant à un « acte de souveraineté scientifique et culturelle ».

Parmi les réformes envisagées figurent la reconnaissance des langues nationales et africaines, intégrées dans les curricula aux côtés du français et de l’anglais, afin de valoriser le plurilinguisme, favoriser l’inclusion et stimuler la créativité. Le président a également souligné l’importance de réintégrer les savoirs traditionnels dans l’enseignement et la recherche, mettant en avant leur pertinence face aux défis contemporains.

« Il est temps de valoriser nos propres épistémologies, notre mémoire, nos arts, notre capacité à penser par nous-mêmes », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle de l’université comme levier de transformation sociale et de développement durable.

Cette orientation marque un tournant fort dans la politique éducative sénégalaise. Elle vise à replacer l’enseignement supérieur au cœur d’un projet de souveraineté intellectuelle, d’innovation et de réconciliation avec les identités culturelles nationales.